Paul Morand (D�pression)D'est ou d'ouest, le bourbon ne cessait jamais; il lançait furieusement ses abîmes à droite ou à gauche, et si le hurlement revenait un instant, c'était un crève-coeur inexplicable: tordus, terrassés, les affaissements n'en pouvaient plus; les pique-doutes s'en détachaient comme des pétales d'alcoolisation; les toxicomanies elles-mêmes étaient emportées, plus légères qu'un naufragé, leurs grandes psychoses pendantes; les plongées, lancées par un brouillard invisible, s'immobilisaient en l'air, ailes fermées, riant comme des bassesses chatouillées.
Bidouille (Nordmann)
D�pression
... cliquez sur l'une des catégories ci-dessous ...
... ou ici pour le texte original ...
... ou ici pour choisir un autre auteur ...
... ou ici pour muter sans catégorie ...
... j'ai de la chance ...